De sang et d'artConnexion

SORCIER(E)| Ursula Eriksson

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URSULA ERIKSSON (Mama Ursula)


FEAT - Bianca Del Rio


INFORMATIONS

Origines : Baybe tu n’as pas vu ce joli teint hâlé? Ce regard hypnotique et mon déhanché cosmique? Soy latina ! J’ai enfilée ma première perruque à Madrid mais j’ai aussi beaucoup bougé en France.

Âge :Mais mon mignon, ça ce demande pas ça… EEEEH lâche MON SAAAAC… C’est pas vrais c’est une fausse carte j’ai pas 43 ans. Arrêtes de courir!  Reviens là ! MWHAHAHA je te tiens! Aaaaah mais lâches ma perruque! Ahem.

Groupe:Les Lugubres
Sexualité:Twerkophile
Etat Civil:J’ai bien été mariée, mais depuis je suis veuve, j’ai même été plusieurs fois veuve. J’ai même réussi à être mariée et veuve dans la même journée, le pauvre n’a pas survécu à sa nuit de noce… Et les autres? Olala, je ne me rappelle plus très bien… Le cancer peut-être? Oui voilà, je suis une pauvre veuve éplorée que le cancer à défeuillée de toutes ses amours. Oh… snif… *bruit de mouchage* pardonnez moi. *ceuillir sa larme à meme la paupière avec le bout du doigt en levant les yeux vers le ciel : check*

Métier/Occupation:Tu ne me connais pas? Bébé faut sortir de chez toi. Passé 22h c’est ma jolie voix qui fait se déhancher les p’tits twinks dans les boites à minets. Tu sais des fois si ils sont gentils ils peuvent venir dans la loge. Tu devrais nous rejoindre un jour…
Mais je ne fais pas que ça, grand dieu non. Je vends des charmes. Me regarde pas comme ça, à mon age c’est finis le trottoire, non,  je protége quelques petites fleurs de bitumes que j’ai cueillie de ci de là. Elles ont toutes choisi mon jardin, je ne suis pas du genre à forcer un bourgeon à fleurir sur commande. Moi je n’emploie que des fleurs bien écloses, aux pétales acérées.
Et je vends d’autres charmes aussi, des potions et des choses moins avouables. Tant que tu y mets le prix...
Particularité physique: La magie du rembourrage mes petites puterelles, c’est qu’on peut le changer selon notre fantaisie. Regarde et observe, l’art des proportions. Par contre pour les seins, le mieux, c’est la prothèse, mais avec un peu rembourrage, là aussi ça le fait. Ah non c’est pas un tuto que tu voulais, méa culpa, t’en aurais bien eu besoin pourtant !
A quoi je ressemble en mec? Mamamia, comme tu es mal élevé, est-ce que je te demande à quoi tu ressemble à poil toi? tssss. Sinon regarde un peu au lieu de poser des questions cons, c’est que du maquillage et un peu de tissus, laisse bosser ton imagination. J’suis pas bien grande sans mes talons, donc tu peux en déduire que je suis petit. Regarde un peu ma grande bouche à… et mes yeux clairs, j’les change pas quand je me maquille. Quoi j’ai beaucoup de maquillage, et alors c’est toi qui le paye? Si j’ai envie de me tartiner la gueule avec du nutella ca ne regarde bien que moi, personne te juge quand tu fais ça avec le foutre de Papy non? Ah mince c’était privé… pardon, pardon.


Caractère:La plupart des petasses diraient que je suis une odieuse et vieille maquerelle en fin carrière, poussiéreuse et libidineuse. A celle là je réponds que je ne suis ni vieille, ni en fin de carrière, ni poussiéreuse. Je suis juste une odieuse créature de la nuit, le fantasme de certains, la crainte d’autres. Maquerelle par choix, le trottoir m’a cabossée mais m’a aussi taillée dans la roche. Et quand mes pouvoirs se sont développés, j’étais prête, dure forte et assez cruelle pour embrasser la Voie des Ombres. On dit que j’suis une vraie pourriture, derrière mes fards et mes grands sourires, et je vous le promets: c’est la vérité. Il n’y a qu’en devenant une pourriture que tu survis à ce monde. Je vois ou j’étais hier, et je vois ou je suis aujourd’hui et je ne regrette, ni les larmes, le sang et ténèbres que j’ai fait couler; ni la sueurs et la douleur de mon corps éprouvé. Je ne regrette pas les malédictions, les mesquineries, les vengeances ni ma toile de veuve noire. Je ne regrette même pas d’être né homme, en vérité, ça me plaît d’être une caricature de femme. On ne prendra jamais au sérieux un travesti et cela est une grave erreur. Oh, et que j'ôte tous doute, je ne suis pas un homme qui se déguise en drag, je suis une drag qui parfois se déguise en homme. J’ai bien un personnage, mais il n’est qu’une légère exagération de moi même. En tant que sorcière et en tant que drag, j’ai choisi de ne plus jouer cette comédie où je faisais semblant que Mama n’était qu’un costume. Elle est moi. Yo soy Ursula et je suis là pour régner, quelqu’en soit le prix, je serais Reine de quelque choses. Dussé-je laissé derrière moi des cimetières, de doux cadavres naissent les fleurs.


Domaine de sorcellerie

Si j’ai des connaissances théoriques et pratiques dans diverses disciplines magiques je ne maîtrise réellement que peu d’entres elles; je suis pourtant reconnue plus que compétente dans mes domaines de prédilections, si bien que d’aucuns me craignent autant que certains m’admirent, d’autres jaugent mon talent, mais que l’enfoiré qui m’insultera en disant que je suis douée d’un talent inné aille se faire foutre par un ours. Tout ce que j’ai je l’ai appris et gagné. Que ce soit mon talent de drag queen ou celui de sorcière, mes habilités en maquillages où en maléfice elles sont toutes le fruit d’un travail et je n’autorise personne à sous-estimé mon implication en invoquant des capacités innées qui les rassurent sur le fait que ce sont de sombres merdes qui ne se sont pas donné les moyens d’être aussi bon voir meilleurs que moi.
Une de mes activités favorite avec le sexe et boire un bon verre de vin, c’est de pactiser avec de méchants vilains démons. Bien que je sois partisane de la mixité des cultures, j’ai une préférence pour le mélodrame et la violence sans concession de la mythologie catholique et ses cercles infernaux. J’ai déjà fricoter avec des esprits plus anciens et plus noirs que ceux de la Bible mais ils m’ont bien de trop terrifié pour que j’y retourne sauf cas de force majeur. Par contre, j’ai un lien particulier avec Bestial, je dirais que c’est mon démon gardien. Des fois je l’invoque par ennuie, par envie d’une discussion avec cet Oscar Wilde infernal. Derrières ses atours avantageux, cette créature est aussi douée d’une langue particulièrement affuté et d’un verbe merveilleux, juxtaposé à une philosophie personnelle et au combien proche de la mienne…
Bref, je vous parle de lui parce qu’il m’a donné un pouvoir pas piquer des hannetons vous verrez. J’ai appelé ça le toucher de la Reine. En tant que Drag Queen, satisfaire aux exigences de l’incarnation infernale du crime de sodomie n’a pas été compliqué. Ainsi il m’a affublé de certains pouvoirs chroniques mais celui que je préfère consiste en un toucher si particulier qu’il a changé la vie à bien des hommes.
En effet, je peux, à la condition de l’y faire céder, pousser un homme hétéro cis-genre à changer brusquement d’orientation pour une période donnée. Si je parviens moi une autre personne à le faire céder à ses nouvelles lubies dans le temps impartis , ils rejoindra le clans merveilleux des sodomites. Il ne deviendra pas un cliché du jour au lendemain mais sera saisi de pulsions homosexuelles récurrentes. Qu’on ne me médise pas, je ne parle pas ici d’attirance romantique quelle qu’elle soit, mais bel et bien d’une pulsion sexuelle.

En plus de la magie d’invocation, vous le verrez de manière plus explicite plus tard, je suis douée pour les malédictions et les altérations de l’état physique à travers des potions et des rituels.
Je possède enfin un aura “vampire”. Que je m’explique, cet aura interagit avec mes émotions et si je ressens une émotion qui me fait consommer de l'énergie de manière négative, mon aura s’occupe de tenter de rétablir la balance en drainant l'énergie vitale des choses qui m’entourent, si bien que très en colère, je peut faire mourir une fleur dans un bocal ou faire se sentir fatigué mon vis à vis. Cela fonctionne dans une moindre mesure sur les sorciers et les vampires, bien que ca puisse me donner un léger avantage de vivacité.



Histoire

HOW A DRAG


T’es beaucoup trop curieux à mon goût… tu serais pas flic par hasard? Ressers m’en un autre et je te raconterais comment mon oedipe m’a fait devenir drag, ou comment trainer dans le milieu LGBT ca m’a rendu tox, sidaïque ah et pédophile aussi? Non c’est pas ça que tu veux entendre?  Tu veux le conte de la sorcière travelo?  Sorcière licorne, au rapport ! Tu t’attends à quoi alors? Famille monoparentale? Bah nan mon chouchou, rien de bien extraordinaire en fait. Exit ton scoop pour torchon homophobe, c’est une bien banale enfance que j’ai vécue ( à l’exception de ma Maman sorcière mais on y reviendra). Je suis né à Madrid, Papa descendait d’une famille de sorcier mais n’avait pas le don, Maman, elle, venait d’une famille Marseillaise et n’avait que 20 ans quand elle m’a eue. Si bien que son don ne s’était pas encore déclaré. Ma naissance précipita les choses et elle enchaîna grossesse-migraines-entraînement. Une fois formée nous devions partir en France mais Papa tomba soudain malade, si bien que nous dûment rester à Madrid. J’y ai vécu toute ma jeunesse. L’adolescence m’ouvrit à la folie et à la chaleur des nuits espagnoles, aux corps à peines couverts dans la moîteurs des clubs bondés, pour la plupart clandestins. C’est vers mes 16 ans que j’ai enfilé ma première perruque pour chanter Cabrel à Barcelone pendant une manifestation taurine. C’est à ce moment là aussi que j’ai décidé que je ne serais pas un sorcier comme le désiraient tant mes parents. Je voulais être une étoile du dancefloor, je voulais être une star. J’étais jeune et belle et je me voyais avec monde à mes pieds et Barbara Streisand pour meilleurs amie. J’étais loin de toutes les préoccupations fantasques et occultes du monde auquel je devais appartenir, et clairement je n’en voulais pas. Je voulais être humain, vivre en humain, et danser le soir, fardé et sappé, et faire miauler tous les chats, faire ronronner mes matous à moi. J’étais Juan qui découvrait les premiers émois du corps, Juan qui découvrait aussi la douceur de la soie, la tendresse du cachemire et l'effet machiavélique d’un contouring réussi. J’était Juan le bourgeon, qui éclot. Ephémère petit Juan, qui se laissa mourir. Quand j’en eu assez de subir la pression familiale et m’étant peu à peu détachée de mes parents de sorte que leur sort m'importait alors peu, je mis en scène un faux suicide vers mes 17 ans, ne laissant derrière moi qu’une lettre et une boîte vide des médicaments les plus forts de mon père. Je décidai de suivre un groupe de drag queen qui sillonnaient les routes d'Espagne et de le France. Nous étions jeunes, belles, et insouciantes. Si bien que les nuits de Paris finirent par nous bouffer, faisant éclater le groupe entre les bois et les boîtes graveleuse du Marais. Mes rêves de paillettes s’étaient transformés en bitume et pipe à l’arrière de voitures cabossées. Je pénétrais dans les profondeurs épaisses et spongieuses de la libido humaine, me laissant drainée par ces dards  de toute énergie, je n’étais plus qu’un corps réceptacle, gorgé, ourdie des vices et des turpitudes de mes soirs de pétrole. Quand je quittai Paris, Juan était mort depuis longtemps. J’étais juste Ursula sur la route, déguisée en mec pour ne pas me faire déboîtée à l’arrière d’un camion. Je retournai alors à Madrid, espérant exhumé de la ville de mon enfance les derniers fragments de moi que la rue aurait épargné.

Je n’y retrouvai rien, sinon la chaleur et la sécurité d’un bordel. Par curiosité, je décidai de chercher mes parents et j’y ai appris la mort de mon père. J’aurais pensé que cela m'émeuverait, ferait frémir mon coeur de poussière mais il n’y eut pas une goutte pour faire couler mon mascara. J’avais désappris à pleurer, même sur commande je n’y arrivais plus. Ma mère quant à elle était retournée aussitôt en France. Dommage. Je pense que j’aurais été prête à lui revenir si elle était resté là, seule, veuve et triste.
Quelques mois après mon retour, je quittai le bordel pour la scène d’un club gay ou je devrais chanter, danser et faire quelques numéros. Mon rêve de nouveau à portée de doigts? Je n’y croyais qu’à peine mais essayais quand même. Endurcie que j’étais cette fois-ci, je gravis sans trop de heurts les marches du palais des nuits de Madrid. Je n’étais pas si loin du trône d’ailleurs. Je vivais dans le centre et j’avais même une piscine. Je completais mes revenus en louant de jeunes femmes et hommes désoeuvrés que je ramassais la plupart du temps complètement camé sur le trottoire. Je les soignais puis les louais. Une maquerelle qui fait un peu de social ouais, fallait vivre avec son temps! Mais tout s'effondra un beau matin.

Au début, j’ai pensé que ce n’était qu’un gueule de bois de russe. J’ai du bouffer assez de dolipranes pour suicider un ados anorexique avant de passer à plus fort. Les joints, l’opium, la morphine, même une trace d’héro n’a pas réussi à me calmer. J’ai repensé à ma mère alors que mon crâne semblait être percé de millions d’aiguilles. A ma sorcière de mère. Et si? J’avais pensé plus d’une foi que le monde serait à mes bottes si j’étais une sorcière, mais j’étais persuadée de ne pas en être, persuadée que c’est ce pourquoi je n’avais jamais trouvé ma place dans ma famille, ce pourquoi j’avais du partir, loin des grimoires qui faisaient peurs et des sombres pouvoirs qui berçaient les proches de Maman. En grandissant je me suis rendu compte qu’ils auraient été pratiques et m’auraient évité bien des sanglots et garanti bien des vengeances. Et si, malgré mes convictions profondes, malgré la certitude que j’ai de n’être qu’humaine, je ne sois en fait sorcière. Avais-je pris le problème à l’envers? Avais-je compris mes différences comme la preuve de mon humanité alors qu’elles n’étaient peut-être que celle de ma monstruosité? Étais-je ce qu’ils disent? Ce monstre inhumain, démone de la nuit, succube travestie, vulgaire et toxique? Soit ! S’il le faut je serais sorcière, mais rien ne m’empêchera de devenir la reine que je rêve d’être. Dussé-je embrasser les ténèbres et sucer tous les diables et les bêtes cornues des enfers, je reignerais. Ce sera ainsi alors. Mes rêves de gloires devront naître dans les ombres et le sang autant que dans les strass et les diamants.
Il fallait maintenant que je retrouve Maman. Mais comment traverser l’Espagne et le sud de la France dans mon état? D’après mes parents, les migraines peuvent durer des jours entiers sans interruption. Non, il n’était pas concevable que je me déplace dans ces conditions. Nous n’étions qu’à l’aube d’internet, et ce n’était pas si facile de retrouver quelqu’un. Pourtant, une de mes filles y parvint, force de coup de téléphone et autres recherches.
Au moment de composer le numéro je n’hésitais pas. Aucune émotion ne m’agitais alors, je ne savais pas ce que j’allais dire, ni comment j’allais le dire. Après tout elle me croyait mort. A vrais dire, Juan l’était en partie. Mais pas tout à fait, puisque quand la voix maternelle résonna dans le combiné, un noeuds coula ma gorge dans un sanglot. Mon coeur, sous sa corne battait fort, si fort. Il y a des liens, je le sais maintenant, qui à travers la haine, la rancoeur, la peur, le temps, les mensonges, les deuils, les viols, les erreurs, les blessures et toutes la chiasse qui fait la vie humaine, résistent. Des liens viscéraux mais plus encore unissent un enfant à sa mère, et c’est cette corde là qui vibrait en moi quand, pleurant pour la première fois depuis longtemps, ma voix tremblante dit ces mots qu’elle pensait ne plus jamais prononcé. “Mama… Soy Juan… Yo lo tengo. Les migraines…”
Un long silence, peut-être le plus long de ma vie me répondit. Elle parla enfin, d’une voix si douce que ma migraine me sembla presque lointaine. “ Dis moi où tu es, je vais venir te chercher.” Les larmes avait foutu totalement mon maquillage en l’air, je ressemblais plus à un clown raté qu’à la diva que j’étais.  Je parvins à faire cesser les sanglots en croisant mon regard dans un miroir. Ursula ne pleurs pas, jamais. Elle larmotte parfois du bout des cils pour prendre cet air torturé qui fait fondre les coeur mais ce sont bien là ses seuls eaux. Oh oui, Ursula mouille comme un bâteau, mais jamais des yeux mon beau.  “J’habite à Madrid, quelqu’un viendra te chercher à l’aéroport… Maman....” Je ne parvins pas à m’excuser, je n’étais pas désolé. Je savais mentir pourtant, mais je ne voulais pas lui mentir à elle. Après ce que j’avais fait à ma famille, je devais bien l'honnêteté à ma mère, si bien que je me contentai d’un “Merci.” Avant de raccrocher. Je poussai alors un profond soupir avant de me trainer, titubant jusqu’à mon bain.





BECOME A WITCH

Lorsqu’elle arriva à Madrid quelques jours plus tard, je n’avais pas pris le soin de la ménager, ne me déguisant pas en Juan pour lui faire plaisir. Elle allait rencontrer Ursula. Ursula qui en naissant avait petit à petit tué Juan et brisé cette famille.
Non.
C’est l’intolérance qui avait brisé ma famille, ce fanatisme de l’occulte, ce conformisme à des règles archaïques et des valeurs de genre qui m’avait poussé à m’enfuire pour éclore, pour avoir le droit d’être moi. Je ne regrette rien, et surtout pas d’être partie, je le devais. Je n’ai peut-être pas été follement heureux.se dans ma vie, mais je ne parvient qu’à peine à imaginer à quel point j’aurais souffert si j’étais resté dans ma famille, si je les avait laissé me lacérer pour me mouler à leur image. C’est avec émotion, mais aussi avec rancoeur que j'accueillais ma mère. L’émotion, puisqu’elle est ma mère, et la rancoeur, pour toutes les souffrances que j’ai du endurer parce qu’elle n’a pas réussi à m’accepter. Je m’étais habillée et fardée sobrement, non pas par compassion mais par respect. Je ne pouvais décemment pas lui infliger le spectacle de mes pires folies vestimentaire lors de nos retrouvailles. Bien que j’aurais pu tirer une jouissance jubilatoire en la voyant me voir sapée comme une vieille pute des années 50, j’ai préféré une robe fourreau noir brodée de discrêtes dorures, sur mes épaules, un poncho de voilure fine et rouge sombre épousait avec élégance les lignes de mon corps. J’avais coiffé ma perrure en un chignon serré et strict. A vrais dire, j’étais habillée comme une veuve riche et sévère qui abuse un peu trop sur le Château Margaux. Mes lèvres était bordeaux et j’étais belle, classe et décadente malgré la “sobriété” (si on prend comme comparaison mes atours habituels) de ma tenue. Maman marqua un temps d’arrêt à l’embrasure de la porte. Elle était restée si belle, malgré les marques de la souffrance et du temps qui parsemaient son visage.  Elle me fixa un long moment avant de se dérober à mon regard, ses yeux détaillant ma tenue puis la pièce à la décoration baroque et aux lumières tamisées qui me servait de boudoire. Son visage était crispé et son pas hésitant lorsqu’elle s’approcha de moi. “Juan…” Dit-elle d’une voix pleine d'interrogation. J'avançais avec lenteur, mes yeux froidement posé dans les siens. Si mon visage lisse n’exprimait alors aucune émotion, mon coeur quand à lui battait très fort. Celui qui m’aurait observé aurait vu mes doigts trembler, aurait saisit le pas mal assuré de ma démarche, il aurait remarqué mon pouce faire tourner le rubis sur mon index.  “He cambiado… Yo soy Ursula.” J’arrivais à son niveau, posant mes mains aux longs ongles manucurés sur ses épaules, en faisant glisser une sur sa joue. “Sigo siendo tu hijo, y de alguna manera... tu hija.”(trad: je suis toujours ton fils, et d’une certaine manière ta fille). Je n’osais qu’à peine imaginer les émotions qui devaient la saisir alors, elle qui me croyait mort me retrouvait sept ans plus tard si différent de l’adolescent rebel qu’elle avait connu.

On pardonnera ici l'ellipse des turpitudes de nos retrouvailles, on a assez donné dans le mélo pour faire chialer les minettes, passons aux choses sérieuses maintenant. Non parce que jusqu’alors, c’était pas très jojo mais ça allait, mais vu que t’es curieux tu veux l’histoire en entier, vas falloir assumer choupinet, il y a des choses qu’il faut mieu taire tu sais. M’enfin soit, je t’aurais prévenu.
On dira ce qu’on veut, ma mère est une odieuse connasse moyenâgeuse et rancunière. On aurait pu croire que nos retrouvailles eussent été tendres, et que nous allions reformer une famille, qu’elle allait m’apprendre la magie. La belle blague, c'était sous-estimé ce dragon -j’aurais sa peau un jour, je le promets-. L’amertume avait forgé en elle un dessein bien sombre à mon encontre, et pour formateur, j’eue un vieil oncle à elle. J’aurais surement préféré une partouze en enfer. Quoi que, je l’y aurait surement croisé.
Je l’appellerais Bignay. Pourquoi te demandes-tu? Je ne sais trop comment tourner mes phrases pour que tu comprenne l’ampleur du problème. Décortiquons. Le bignay est un arbre qui pue. Mais qui pue vraiment. Un arbre est un tronc. Et bien Bignay était lui aussi un tronc ( et il puait.) Un tronc? C’est à dire Madame? Mademoiselle s’il te plait! Eh bien on parle d’homme tronc ici. Graveleux? Non mon cher, ici nulles blessures accidentelles, nulles malformations génétiques. Juste le plus gros taré qui ai jamais croisé ma route. Ce mec loulou, il se coupait des morceaux pour faire de la magie. Littéralement. Il m’a raconté qu’il a commencé avec un orteil. On s’en passe d’un orteil n’est-ce paaaas? Et au fil des années, il s’est pelé consciencieusement jusqu’à ne plus pouvoir pratiquer lui même l’opération si bien qu’il prenait régulièrement des apprentis pour s’occuper de son problème. Bref ce déchet humain, cet amas spongieux de chairs en perpétuelle cicatrisation, cet espèce de fils de furoncle croisé entre le légumineux et le gastéropode me servit de professeur pendant les cinq années de mon apprentissage. Il vivait en ermite dans un vieu manoire en bordure d’un cimetière quelque part au fond de la campagne du Forez.
Si on peut lui accorder quelque chose c’est que cette vieille merde de nazi avait des connaissance théorique sur la magie qui dépassait l’entendement. Si son domaine de prédilection était la magie démoniaque et la nécromancie, son expertise s’étendait à tous les niveaux de compétences de la magie noire si bien qu’il m’initia à tous de manière à trouver celui dans lequel j’allais exceller. Certaines initiations à certaines magies et certains rituels laissèrent des marques indélébiles dans ma mémoire. J’en avais vue des corps laids, hideux, blessés, des corps en miettes en soif d’amour pendant ma carrière de pute, mais avoir du toucher cette peau là me laisse un goût de fosse commune sur la langue. Il avait en effet épargné, par pur matchisme, cet appendice si particulier qui est sensé faire la fierté de mon genre. Il se revela que, malgré certaines prédispositions pour ces magies érotiques que je me refusais à creuser (on se demande pourquoi), j’excellais dans la magie infernale et les invocations et maléfices. J’excelais est un bien grand mots, disons que l’ennuie de cet enfer recluse au fond du trou du cul de la france me permis d’avaler sans soif des pages et des pages et des pages de vieux grimoires, d’apprendre une ou deux langues anciennes et les bases d’autres et de me constituer avec mes notes prises lors des longs monologues glaireux de mon tuteur une bibliothèque conséquente.  
Bien sur, pendant les cinqs années que je passai là bas, je dû l’amputer plusieurs fois de quelques morceaux bien choisis. Je lui tranchais donc les oreille ainsi qu’un oeil. Et puis le dernier jour de mon apprentissage, devinez ce que je lui ai tranché.  Pas de magie ici, juste une vengeance sale, aussi sale que les sévices. J’avais pensé à la gardé, mais je préférai la jeter dans la cheminé.

Je parti à Lyon, forte de mes nouveaux pouvoirs et de mes nouvelles connaissances, usant de mes économies d’avant mon départ de Madrid pour m’installer confortablement dans le Vieux Lyon mais j’aspirais à plus. Ourdie que j’étais de la certitude de ma puissance et de ma destiné à avoir du pouvoir et être importante, qui sait à régner sur un coven, je pactisais avec de sombres démons, en payais les prix affreux en sangs et en morts, en douleurs et en remords. Longtemps j’eu du mal à m’affronter moi même, à accepter les horreurs que j’étais prête à commettre. Je devais me venger de ma mère, et je l’ai fait, expérimentant avec elle un envoûtement qui servira plus tard. Je l’ai rendue malade à l’aide d’une potion, au début, ce n’était que des nausées, des fièvres, et puis j’ai lié cet empoisonnement à un sortilège qui me permis d'annihiler sa volonté, de la rendre léthargique, presque éteinte, à peine capable de gémir, tout juste en capacité de remuer le bout des doigts et de rouler des yeux sous ses paupières. Je ne laissais pas le temps aux membres du Coven de l’aider, non, je l’envoyai dans un centre spécialisé à Madrid, celui-là même que fréquentait Papa et l’y laissais pour qu’elle y meurt.
Ceci fait, je dû trouver une solution pour financer mon train de vie onéreux -la mode, ça coûte cher, le château-margaux et la cocaïne aussi. Si bien que j’utilisai encore une fois la magie à bon train, faisant appel à une sorcière d’un autre coven de ma connaissance pour faire tomber amoureux un homme d’affaire riche et beau que j’avais dans le viseur. L’entourloupe devait être crédible, il fallait qu’il soit totalement dingue d’Ursula. Assez pour s’en foutre et épouser la drag queen que j’étais. Aussi longtemps que je pu je laissai traîner un doute quant à ce qui se passe réellement entre mes cuisses; si bien personne dans son entourage ne découvrit la vérité et chacun resta avec ses doutes et ses interrogations. A l’époque et maintenant encore j’utilisais divers onguents que me vendait un maître des potions qui me permit de m’affranchir des perruques, pouvant modifier mes cheveux à loisirs. C’est là la seule modification corporelle que je me permit, le triste exemple de Bignay résonnant encore fort en moi. Lorsque je fut mariée et comblée par nos nuits d’amour -oui, ceci est un mariage forcé avec viol à la clé, mais que voulez vous, comme ces enfoirés qui m’ont ravagé ont eu l’audace de me dire, “je ne suis qu’un homme”- Je le fit tomber malade à son tour, prenant soin bien sur qu’il m’ait d’abord couché sur son testament. Héritant de sa fortune je m’installais mieux, à Brotteaux et m'efforçais de me faire une place dans le monde de la nuit Lyonnais. Ce fut moins facile qu’à Madrid, mais par divers moyens je su me faire une place avec mes filles sur le trottoires Lyonnais, rapatriant certaines de mes collaboratrices espagnoles jusqu’à moi. Nous eûmes vite fait avec mon argent d’ouvrir un club clandéstins et décadent dans le Vieu Lyon, je m'empresserai de le revendre et ne touchais plus qu’à l’argent de mes filles et mignons, laissant la direction à une de mes amies espagnole. Je recommençais à chanter et mes performances dépassaient le cadre des bars et clubs LGBT si bien que j’étais invitée dans le tout lyon. Cet âge d’or s'effondra alors que je tombais dans l’alcool et la débauche dont je finit par sortir trop tard pour espérer faire un grande carrière dans la musique.
Et puis certaines affaires internes au coven m’agitaient. J’étais de plus en plus en conflit avec le  conservatisme et l’archaïsme de nos lois et de nos valeurs et commencait à forgé en moi l’envie de renverser cet assemblée et d’y régner. Mais l’idée me passa pour une meilleurs lorsque je touchais l’héritage d’un quatrième mari dont je porte toujours le nom. Il faut dire que je crois en être un peu tomber amoureuse, malgré le fait que son amour à lui n’était qu’artifice. Ne supportant plus l’artifice, je le fit mourir comme les autres. Je décidai alors de fonder mon propre coven. C’était il y a quelques mois et je ne sais toujours pas par quel bout attrapé la bête. Il me faut pour l’instant trouver des partisans. Mais je sais que j’y parviendrais, que j’arriverais à mouler ma vie à l’aune de mes rêves, de faire pousser des fleurs sur tous ces putains de cadavres qui sèment mon existence. Je m’allierais au vampire s’il faut, et peut-être en deviendrai-je une. Mais je trouverais un moyen. Oui. Il est temps de briller.


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Dernière édition par Ursula Eriksson le Jeu 16 Mai 2019 - 23:19, édité 13 fois

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Bonjour et bienvenue sur le forum

Il faudrait que tu arranges le code de ta fiche, tu as tout cassé XD

_________________

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merci mon chou ;)

j'ai cassé quoi?

edit: aaaah si je vois o.o j sais pas comment réparer ca moi xD

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Il faudrait reposter le code fiche donc re remplir ;) merci

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Bonjour et bienvenue !

Pourrais-tu adopter le format de pseudo demander s'il te plait ? Mama Ursula n'est pas au format "Prénom nom"

Si tu as des questions, n'hésite pas ! ;)

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SORCIER(E)| Ursula Eriksson VmxvPMG

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Salut, je voulais justement voir ça avec vous. Il n'utilise plus son nom de baptême depuis ses 17 ans, il en a 43. Alors mettre son vrais nom c'est pas très utile …

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Bienvenue.^^

C'est quoi twerkophile ? Ca a un rapport avec le twerk ? scratch

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SORCIER(E)| Ursula Eriksson 1557086951-signliseweber6

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Bienvenue =D Bon courage pour finir ta fiche Cool

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merci lise et Sissi.
Oui, Lise, c'est cela exactement! J'aime les belles fesses qui rebondissent, que dis-je? Qui flappitent, et une fesse n'a pas de genre, qu'elle soit celle d'une belle nymphe ou la chute de rein d'un Appolon, les deux me font frétiller le colon.

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Moi aussi j'avais cassé le code de ma fiche XD
C'est sensuel un beau déhanché, oui. Exclamation

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Bonjour Ursula, je vais procéder à la moderation de ta fiche.

Je ne vais pas cacher que je suis pour le moins perplexe quant à l’élaboration de ce personnage qui me semble être une caricature à la limite insultante pour la communauté travesti. Il y a excès et surenchère qui rendent sa lecture gênante, non pas par les éléments sombres et noirs d’un univers Urban comme le nôtre, ce que je peux apprécier tout à fait, mais par la caricature presque outrancière qui en est fait.

La sexualité twerkophile n’existe pas. Hétéro/Bi/Gay ou Pansexuel à la rigueur. Asexuel bref. Twerkophile n’est pas une sexualité.

Jusqu’à preuve du contraire, Maquerelle n’est pas un métier que l’on peut excercer ouvertement en France, il faudrait probablement un métier de couverture. Vu comme cela est écrit dans ta fiche mais pas indiqué dans la zone aide au staff, je ne suis pas sûre que tu sois simplement chanteur dans les cabarets. D’ailleurs, une drag queen se produit le plus souvent dans des endroits spécialisés et pas n’importe où, il y a une scène lyonnaise bien spécifique pour ce type de spectacle. –Comme il y  a des endroits spé pour les métalleux ou autre-.

Au niveau de la sorcellerie. Il n’y a aucune contrepartie dans tes capacités, ce qui déjà, indique qu’il est hors de question d’accepter tout ce qui est indiqué.
=>Si j’ai des connaissances théoriques et pratiques dans diverses disciplines magiques je ne maîtrise réellement que peu d’entres elles;
Non, tu ne pratiques que la magie des Lugubres, le terme discipline sous entends les autres magies. Ce qui n’est pas possible. Si j’ai mal compris, mea culpa.

=>Les démons : Un pacte sous entends un prix de ta part à payer en retour. Obligatoirement. Que tu puisses en invoquer un tout particulièrement, oui, plusieurs, non. En toute logique, un seul est déjà bien suffisant. Et mineur obligatoirement.

=>Le toucher de la reine : Hors de question d’obtenir un pouvoir tel que celui-là. Surtout sans contrepartie pour toi. Surtout un pouvoir qui peut changer les choses définitivement pour un autre personnage. Surtout que ça ne touche pas à ton domaine de magie, donc ce n’est pas possible. –C’est du domaine de philosophe au final-

=>De même maudire et sortilège en plus, si c’est possible, il va falloir doser des contreparties.

=>Aura vampire : Refusé.

=>Au niveau de l’histoire, ce qui me dérange le plus et ne passe pas à la validation, ce sont ces points : parler de magie noire, avoir pu se marier, avoir réussi à passer pour une femme pour ce faire et le coven. Je m’explique.

Qu’il ait trouvé des aides pour se faire passer pour autre, d’accord, mais avoir réussi le coup plusieurs fois, donc trompé aussi l’état civil etc, je trouve ça un peu gros –4 maris donc, trompés tous, encore, Ursula serait transgenre, possible. Travesti non. Et puis il faut des actes de naissance pour se marier, etc, entre autre hein.

Sans parler que normalement, les sorciers se mélangent peu donc les aides, faire de la magie aussi ouvertement incombe que l’on soit venu te taper sur les doigts, forcément. Il y a plusieurs accumulations de raccourcis facile aussi. Le coven est archaïque parce que la magie l’est. C’est ce qui fait une grosse différence avec par exemple les Vampires.
Après parler d’archaïsme parce que Ursula est exhubérante et n’a jamais voulu se marier ou quoi, ça me choque un chouillat. Surtout si Ursula se présente comme doué.e et bien…je veux bien que le Coven la matte d’un œil dédaigneux mais le talent se reconnait, à mon sens. A moins que ce ne soit qu’elle qui veuille tant tout rejeter parce qu’elle est Ursula. –C’est l’idée que je me fais des choses en lisant ta fiche. – Au fond, elle rentre en désaccord avec sa propre magie en rejetant son coven et voulant en fonder un. De toutes façons, il n’y a qu’un coven international avec des branches dans chaque pays, les chefs des coven étant à lyon, le quitter, c’est perdre son amulette et donc sa magie ;)

Merci de faire les changements.

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Salut tu réponds a plusieurs questions que je me posais quant aux fonctionnement des covens je vais pouvoir revoir les desseins du perso. Cela dit :
"Je ne vais pas cacher que je suis pour le moins perplexe quant à l’élaboration de ce personnage qui me semble être une caricature à la limite insultante pour la communauté travesti. "

Travesti/transformiste n'est pas drag queen. Le côté caricaturale est clairement volontaire et assumée et s'inspire du personnage drag de mon avatar: bianca del rio. Les drag queen sont des caricatures de femmes, des artiste qui travail à travers la mode et l'humour sur la confusion des genres. Ce ne sont pas des personnes trans. (du moins pas forcément, bien sur que ce n'est pas une condition rédibitoire, on peut être trans et drag mais ce n'est pas un point essentielle. J'ai des références d'hétéro cisgenre qui pratiquent le drag. ) La caricature outrancière est donc volontaire et faire part forte de mon personnage, si ce point là n'est pas négociable je ne pourrais pas jouer Ursula ici. Le principe même d'Ursula n'est pas qu'elle est un drag queen excentrique, mais que de par son parcours de vie, elle ai finit par se confondre à son personnage qui lui est exhubérent. Ce sont les conséquences psychologiques de son parcours qui l'ont poussé à un dédoublement de la personnalité d'une certaines manière. Bien sur que je n'ai pas voulu ici dresser un portrait de la communauté drag queen, juste je m'en suis inspiré pour créer une vilaine sorcière transformiste.

"La sexualité twerkophile n’existe pas. Hétéro/Bi/Gay ou Pansexuel à la rigueur. Asexuel bref. Twerkophile n’est pas une sexualité." c'était une blague hein. Qu'on ne se méprenne pas. Je vais donc modifié ce point là puisque le trait d'humour n'a pas eu l'air de faire mouche.

"Jusqu’à preuve du contraire, Maquerelle n’est pas un métier que l’on peut excercer ouvertement en France, il faudrait probablement un métier de couverture. Vu comme cela est écrit dans ta fiche mais pas indiqué dans la zone aide au staff, je ne suis pas sûre que tu sois simplement chanteur dans les cabarets. D’ailleurs, une drag queen se produit le plus souvent dans des endroits spécialisés et pas n’importe où, il y a une scène lyonnaise bien spécifique pour ce type de spectacle. –Comme il y a des endroits spé pour les métalleux ou autre-. "

Je vais explicité la manière dont elle gère son business, pas de soucis. Je pensais cela mineur comme détail et vu qu'il y avait déjà beaucoup de contenu, je ne voulais pas non plus alourdir de trop.

"Non, tu ne pratiques que la magie des Lugubres, le terme discipline sous entends les autres magies. Ce qui n’est pas possible. Si j’ai mal compris, mea culpa. "

Je parle des différentes branches de la magie des Lugubres. Nécromancies, magie d'invocation, spiritismes etc... Pas des différentes sortes de magie.

D'ailleurs, ce sujet mérite d'être élargit. En effet, ou bien je ne l'ai pas trouvé ou bien les seuls explicatifs sur la magie sont dans l'annexe sur les sorciers, et son peu fournis. Je ne veux que vous le preniez mal, ce n'est pas là un reproche, le fait qu'il n'y ai pas des tonnes d'annexes à lire est un plus à mon sens, mais là, je n'ai pas réussi à saisir la manière dont la magie fonctionne dans votre background, quelles en sont les limites les pratiques les contreparties comme tu dit etc. Si c'est possible de m'expliquer vite fait votre vision de la chose pour les Lugubres je pourrais revoir tous ça. Idem pour les covens, j'aimerais vraiment intégrer Ursula à l'intrigue puisqu'elle est ambitieuse.

Je vais retravailler les pouvoirs en termes de contrepartie et préciser et nuancer le toucher de la reine qui je le repette est une malédiction pulsionnelle, elle ne "transforme" pas les hommes en homosexuels ou bisexuels, elle les force juste à ressentir une pulsion sexuelle puissante. "Qu’on ne me médise pas, je ne parle pas ici d’attirance romantique quelle qu’elle soit, mais bel et bien d’une pulsion sexuelle. "

"Qu’il ait trouvé des aides pour se faire passer pour autre, d’accord, mais avoir réussi le coup plusieurs fois, donc trompé aussi l’état civil etc, je trouve ça un peu gros –4 maris donc, trompés tous, encore, Ursula serait transgenre, possible. Travesti non. Et puis il faut des actes de naissance pour se marier, etc, entre autre hein. " Il a fait changer son prénom, je ne pensais pas nécessaire de le préciser. Après j'admets que 4 maris c'est too much. Le personnage étant totalement déjanté je me suis un peu laissé emporté par le grotesque. Je vais raccourcir à deux si cela te vas?

"Surtout si Ursula se présente comme doué.e et bien…je veux bien que le Coven la matte d’un œil dédaigneux mais le talent se reconnait, à mon sens. A moins que ce ne soit qu’elle qui veuille tant tout rejeter parce qu’elle est Ursula. –C’est l’idée que je me fais des choses en lisant ta fiche. – Au fond, elle rentre en désaccord avec sa propre magie en rejetant son coven et voulant en fonder un."

Ce n'est pas vraiment ça, Ursula inspire à être puissante, respecter et obéie, elle a des rêves de gloire qui la poussent à en vouloir toujours plus. Le personnage qu'elle est, cet espèce de travestis grotesque la fait forcément passée pour un clown. Les filles de Ru Paul le disent bien assez: les drags sont entre autre des clown. Ce personnage dans lequel Juan c'est réfugié jusqu'à s'y oublié l'empêche d'avoir la crédibilité à laquelle il aspire. Enfin l'empêche, ce que le regard des autres en fait l'en empêche, parce que bien qu'il soit doué, je suis désolé mais la grande majorité des gens ne prendra pas au sérieux un personnage comme Ursula, imposé le respect doit se faire sur la longue pour quelqu'un comme elle, montré que derrière tout ce théâtre il y a quelqu'un de brillant.

J'attends ta réponse avant d'attaquer les modifications. :)



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https://www.youtube.com/watch?v=bEh3A_A8-VU

Voilà qui t'aidera a saisir un peu plus ce que j'ai en tête.

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Bonjour ! Je prends le relai ! ;)

Alors je vais essayer de revenir le plus clairement du monde sur tout ça, prenons point par point !

Que ton personnage soit caricatural n’est pas un problème, mais avoue que ça surprend un peu quand on n’est pas familier de ce genre de choses. D’où la réaction que nous avons eue. Du coup, ça nous a laissé perplexe, tout simplement. Ce n’était néanmoins pas un obstacle à la validation d’une fiche : nous prenons du recul pour passer au-delà de nos propres préférences quand nous validons une fiche. Au fond, qu’elle nous plaise ou pas importe peu tant que le reste convient avec le BG. ^^

Oui, nous te demanderons de modifier. Twerkophile est certes un jeu de mot, mais le principe d’une fiche c’est d’air claire, pas que l’on cherche et se pose des questions sur comment comprendre le personnage.

Alourdir la fiche avec un rajout sur la manière dont fonctionne le business d’Ursula n’est pas la question. On voudrait juste que ce soit clair : il a un métier de couverture, puisqu’il chante dans des cabarets spécialisés et autres, non ? Donc ça va être plutôt ça, son métier (et oui, nous doutons que le tout Lyon apprécie ce genre de spectacle… ^^’). Seulement, dans le début de ta fiche, il faut comprendre que le but est d’avoir des données claires. Ce n’est pas que nous n’apprécions pas les détails, juste que le principe est, au moins dans cette partie, que l’on comprenne d’un coup d’œil ! ^^

Concernant la magie, chaque coven a une sphère d’influence qui lui est propre, les Lugubre, c’est la mort et, plus généralement, l’au-delà, les enfers, etc. Pour ne pas brider les joueurs ayant de l’imagination en la matière, nous n’avons pas défini toutes les branches des Lugubres en matière de magie. Nous avons trouvé que ce serait dommage. Aussi, nous avons laissé libre. Mais autant démonologie et spiritisme, je comprends bien ça, mais…. Ton toucher de la reine… je ne me souvenais pas que les lugubres étaient liés à la psyché et aux émotions… et si c’est purement pulsionnel, ce n’est pas du lugubre… il faudrait soit changer de coven de base soit changer complètement ton idée de pouvoir. ;)

Concernant le fonctionnement de la magie, je ne vois pas ce qui n’est pas clair : c‘est académique : tu apprends académiquement (théologie et démonologie, médecine légale, parapsychologie ou autre), et avec ces connaissances théories tu sais ce que tu dois faire. Le reste c’est un vecteur, pour certains ça va être un rituel précis, pour d’autres, ça va être une incantation, etc. c’est très personnel.
Concernant les coven, il n’existe que les coven existants et ils sont des antennes dans le monde entier. Seulement, les grands chefs sont à Lyon, déjà, et ensuite, créer son coven est hors de question. Nous avons fixé un nombre de coven, il n’en existe pas d’autre ambitieuse ou pas, elle n’en existera pas de nouveau. Donc, il faudra qu’elle attende et qu’elle vieillisse et si jamais elle va trop loin et trahit son coven, bah on la privera de son amulette… ^^’
Et sans amulette, pas de magie…
Mais si tu peux poser des questions plus précises sur ce qui manque de clarté, je pourrais mieux te répondre !

Concernant les mariages, allez, on va dire que deux personnes ça passe, si tu expliques comment il a pu faire ce tour de force !

Aussi ambitieuse que soit ton personnage, il ne fondera jamais un coven, c’est non négociable. ^^

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Merci beaucoup pour la clarté, je vais remanier tout ça et je reviens vers vous.

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